Il est 03h28 quand je commence a écrire cet article et je ne sais même pas quoi vous raconter. Je vous écrit d'un ordinateur portable, et je dois avouer que le petit clic clic du clavier me fait assez kiffer la vibe. Je suis toujours en "vacances" et ce jusqu'a début octobre, et, disons les choses comme elles sont : je me fais grave chier. Pardonnez la vulgarité mais comprenez, je suis tout le temps chez moi avec mes parents (qui commencent a me tapper sur le système, mais carrément), dans un village perdu en montagne alors que tout le monde a repris, et a une vie (sociale, et puis en général aussi) normale. Je passe mes soirées devant la télé (ca devait faire au moins trois ans que ca ne m'était plus arrivé), a regarder tous les films potables qui passent sur les quelques vingt chaines dont je dispose dorénavant, puis je me force a me lever a midi, pour aller manger, ensuite j'allume l'ordi, constatant qu'il n'y a personne sur Msn, ni sur Facebook, ni aucune actualité puisque tout le monde va en cours, je vais m'habiller, puis je bosse ma flûte, a 18h15 je la nettoie, j'allume TF1 (je ne citerai pas le nom de l'émission que je suis attentivement), je tente d'avaler quelque chose lors du repas du soir, ce qui est en général assez difficile étant donné que mes envies de grignoter n'ont toujours pas disparu (et ce malgré mon désespoir face aux kilogs qui s'accumulent), puis j'allume la télé. C'est assez désespérant, je vis complètement décalée par rapport a un rythme de vie "normal", j'attends impatiemment le week end, histoire de me dire que je verrai du monde. Sinon j'ai hâte d'être début octobre aussi, histoire de passer ce concours, de savoir si je vais encore passer quelques mois a voir ma déchéance s'accentuer ou si je vais pouvoir "habiter" a Paris, faire quelque chose d'intéressant quoi. En parlant de ma vie (ouais nan j'ai rien trouvé de plus intéressant comme sujet), je ne sais toujours pas si j'ai pris la bonne décision, j'avoue que mes envies de Fac de Droit sont toujours la, surtout que je me dis que si je m'étais inscrite a la Fac je serai pas en train de vous écrire de la merde a 03h38 du matin, merci quoi. Ouais, être juge je crois que ca aurait pu me plaire, enfin bon voila si je commence a étaler mes doutes ici je n'en ai pas fini. Ah oui et puis il fallait quand même que je vous dise que j'ai eu mon Bac, avec mention et même si je voulais cette mention au début ben au final je suis quand même décue. Perfectionniste, éternelle insatisfaite, je sais pas, bref, décue. A part ca, j'ai revu une fois T., a la dernière fête du vin de l'été, on s'est fait la bise hé salut ca va ouais bien merci et toi même ben ca va on se recroise peut être plus tard et puis sinon bonne soirée ouais merci bonne soirée a toi aussi, ouais trop cool, merci la vieille conversation de quinze secondes. Ce mec a juste l'air parfait. Ouais je sais que c'est pas possible qu'il soit parfait, ouais, ouais, mais moi je le kiff. C'est vraiment un mec qui est beau, il n'y a pas d'autre mot, il rivalise avec Johnny Depp, il a juste la célébrité en moins, je vous assure. Il a une peau toute lisse toute parfaite, ouais je kiff grave même. Sinon il y a S. qui a disparu tout l'été, mis a part trois quatre messages constitués d'au moins cinq sms chacun, et qui réapparait a la rentrée, pour me dire qu'il kiff Strasbourg, ce qui m'enfonce un peu plus dans mon désespoir de non-étudiante-normale. Mais je sais que si j'ai besoin de blablater pour rien, de me plaindre, de me défouler ou n'importe il sera la et ca c'est assez cool. D'ailleurs, si deja je suis lancée dans un article inutile qui sera compréhensible par a peu près personne vu que je pense balancer des tonnes de choses n'ayant aucun rapport entre elles, je tenais a dire que j'ai passé une fin de mois d'avril et un mois de mai deux mille neuf assez merveilleux. Allez, il faut le dire, l'anniversaire de M. était assez magique, je n'envisageais rien de ce qui s'est passé mais ca s'est passé. Et puis "S. m'a demandé ton numéro" : hiii assez chou. Et puis il y a eu une soirée sur le toit d'une école primaire, et chez M. a chercher des yahourts dans sa nouvelle cuisine et son placard high tech avec T. Et puis il y a eu des révisions de philo allongés dans l'herbe la ou personne ne vient jamais, des bisous et des calins sortant d'on ne savait pas ou, mais qui étaient la quand même et qui ont juste fait beaucoup de bien. Et puis je ne sais même pas comment résumer tout ca, tellement et si peu a la fois, juste magique. Fini maintenant mais je n'ai que des bons souvenirs avec lui. Bref je ne sais pas pourquoi j'ai parlé de tout ca, une fois de plus ca m'a fait du bien même si j'ai l'impression d'avoir oublié plein de trucs, de pas avoir dit les choses dans l'ordre. Peut-être que c'est mon inconscient qui veut garder ca pour lui, pour moi, hiii. Mmmh, 03h56. Yes, je viens de me rappeler que
quelqu'un m'avait donné envie d'écrire un truc, un jour. Oui j'aime les phrases explicites. La dernière fois j'ai fait un album photos sur Facebook (nooon je ne passe pas ma vie sur cette connerie de site) ou j'ai mis une partie des photos que j'avais prises depuis la Seconde jusqu'a la Terminale. Je me suis pris une vague de souvenirs dans la gueule. En Seconde un prof m'a fait aimer les maths. Enfin c'est surtout lui que j'ai aimé, plus que sa matière, mais bon. C'était fou. Juste fou. J'aimais sa facon de marcher, sa facon de se tenir, sa facon d'avoir de l'autorité sans être sévère et méchant, sa faculté a rester calme, sa facon d'apprendre les maths. Je sais pas. Ca me paraissait facile, j'avais envie que ca devienne facile, j'avais envie d'y arriver. Mon côté débile et taré m'empêchait d'effacer ses gribouillis immondes quand il m'expliquait un truc dans mon cahier si bien tenu. Il appuyait, il écrivait de travers, mal, vite, mais voila. C'était lui. J'ai rêvé une seule fois de lui. Il avait un pull bleu marine en cachemire, il me tenait par la taille et un moment il m'a embrassé. Bon j'avoue je vous raconte pas toute la mise en scène géniale que mon inconscient a fait durant mon sommeil, mais en tous cas ce rêve je m'en rappelais en me réveillant. Et certains détails encore maintenant. Ca ne me remue plus le ventre comme avant, mais quand même. Il me donnait le sourire. Bon comme ca je dois sûrement donner l'impression que je m'emballais dès qu'il me parlait, patati patata, mais au contraire, je pense que (pour une fois) j'étais assez discrète. Mais si vous saviez a quel point j'aimais aller en maths. Il faut dire aussi que c'était la période ou rien n'allait vraiment mal dans ma vie je crois, j'avais H., il était encore la. Vraiment présent, un soutien de ouf, une oreille attentive, un mec juste généreux, qui me faisait rire, qui me valorisait, qui me donnait confiance, et malgré tout fragile, et j'étais contente d'être la pour lui, et il en était heureux aussi. Je n'ai plus envie de repenser a chaque souvenir que j'ai avec lui, comme j'aurais pu le faire il y a un an, parce que je sais que ce serait trop abstrait et pourtant toujours douloureux. C'est dur de ne pas penser a tout ca en fait, parce que ce sont des souvenirs assez merveilleux, mais de me dire qu'il a pu changer a ce point, qu'on ne se comprend plus, qu'on ne s'écoute plus, qu'on ne s'entend plus, qu'on ne se parle plus, tout ca fait toujours mal. Même si je vais bien, ben comme on a pu le dire des milliers de fois avec Choup's, il y a une impression de quelque chose qui ne serait pas fini, qui ne serait pas terminé, et qui ne pourrait pas se finir comme ca, si bêtement, et avec cette impression d'affaire pas résolue, pas réglée, justement. Enfin c'est assez compliqué a exprimer, et les sentiments se mélangent super vite. D'ailleurs je viens de regarder l'heure, il est 04h20 pile, et je voudrais juste qu'on réponde a ma question : pourquoi c'est fini ? 04h20, 04h20, 04h20 : ca résonne, alors je pense a ce que ca veut dire, et je me dis qu'en fait il me reste des "concepts" mais qui ont perdu leur signification puisqu'il n'y a plus rien de concret pour les faire vivre. Et puis juste quelques phrases qui me reviennent : "Honestly... It was bad, what I did. I have no good reason. I woke up one day... And I couldn't do it anymore. It was't even a choice. I left her. I don't know why. What kind of person does that?", thanks Sam. D'ailleurs Grey's Anatomy revient bientôt sur TF1, ca va être puissant, je vais passer des soirées a avoir une boule dans la gorge et, si j'y arrive, a pleurer, en me demandant pourquoi je pleure parce que merde, ce n'est qu'une série, tout de même. Bref, pour terminer, parce que je dois vous avouer que je commence a fatiguer un peu, je me suis rendue compte que ca fait des lustres que je n'ai pas été au ciné. Le dernier film que j'ai vu est Public Ennemies et il y en a plein que j'ai raté ou que je sens que je vais rater, ca me fâche. Sinon ca doit faire trois jours que j'écoute en boucle le Troisième Mouvement du Concerto en Do M de Haydn pour violoncelle, la Romance op. 37 de Saint Saens pour flûte et piano, ainsi que la Cavatine de ce même Camille pour trombone et piano (même si j'avoue que ca me remue un peu le couteau dans ma plaie a moitié cicatrisée), une chanson de Martin Jondo et une chanson de Bob Marley, donc si vous aviez de la musique a me proposer, je suis ouverte a toute proposition. Sur ce je m'en vais dormir, je sais pas si vous serez nombreux a avoir lu cet article jusqu'au bout, mais au moins j'aurais enfin écrit un semblant d'article. Ah, et une toute dernière chose : samedi soir dernier j'étais avec une potesse dans un bar (dans lequel nous n'avions pas mis les pieds depuis quelques centaines de milliers de lustres), et une serveuse débarque a notre petite table avec deux coupes de champagne sur son plateau (avec une petite framboise a chaque bord de flûte) en nous expliquant que le monsieur au bar la bas nous offrait ces deux coupes. Voila, c'était simplement :O et :), je ne sais pas comment l'expliquer autrement, hiii.